Nous allons vous
parler d’un métier qui n’existe pas. De personnes que vous
croisez sans doute à l’école de vos enfants, qui sont assises
dans la même salle de classe qu’eux, auprès d’un élève en
situation de handicap. Nous allons vous parler d’un métier
essentiel qui pourtant s’apparente à un
immense gâchis.
Petit retour en arrière.
Grâce à une loi
votée en 2005, chaque enfant en situation de handicap a droit à une
scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile, à
un parcours scolaire continu et adapté. Vous connaissez peut-être,
des enfants, des jeunes en situation de handicap ou de difficulté
d’apprentissage,
identifiés comme dyslexiques,
hyperactifs, déficients intellectuels, trisomiques, autistes,
épileptiques, malentendants, handicapés moteur, etc…
Depuis le vote de cette loi,
l’Éducation Nationale met à leur disposition une aide à la
scolarisation : ce sont les Auxiliaires de Vie Scolaire, plus
connus par les élèves sous le nom d’AVS et maintenant d'AESH
(accompagnant-e-s d'élèves en situation de handicap).
On imagine facilement que les AVS
ou AESH sont des fonctionnaires, n’est-ce pas ?
Qu’ils ont la liberté de choisir
s’ils souhaitent travailler à temps partiel ou à temps plein.
Qu’ils sont payés décemment ? Qu’ils bénéficient d’une
solide formation, puisqu’ils sont capables de s’adapter à des
dizaines de handicaps différents ? Que leurs missions sont bien
définies, qu’ils sont bien intégrés dans les écoles, que leurs
analyses concernant les enfants qu’ils accompagnent sont écoutées
et respectées ?
Eh bien, non, non, non, non et
non ! Et là, bienvenue dans l'immense gâchis...
Commençons par le statut :
nous ne sommes ni fonctionnaires, ni même forcément en CDI. Nous
sommes en grande majorité des cumulards de CDD, avec 2 types de
contrat : le premier est un contrat de droit public qui autorise
6 ans de CDD (contrat de type AED : là, c’est qu’on a
beaucoup de chance !). Le second, appelé CUI (contrat unique
d'insertion), est le plus utilisé ; il peut être renouvelable
dans la limite de 24 mois. Chez Pôle Emploi, on appelle ça des
emplois-tremplin. En clair : réinsertion temporaire qui permet
de vi(re)vo(l)ter jusqu’à la case chômage. Ici, la seule solution
pour l’AVS qui souhaite continuer à exercer son métier est de se
faire réembaucher en contrat de droit public. Facile ? Non
plus ! Car les CUI coûtent moins cher à l’État, donc
l’Éducation Nationale préfère embaucher de nouveaux AVS, peu
importe la motivation et l’expérience de ceux qui sont déjà en
poste.
Depuis septembre 2014, l’État a
montré qu’il s’intéressait à la situation : il a changé
le nom des AVS en AESH (Accompagnant d'élèves en situation de
handicap) et a annoncé une CDIsation en masse de ces AESH. Sauf que,
ouvrez grand vos yeux: pour bénéficier de ce CDI, il faut cumuler 6
ans de CDD, en occupant la même fonction, en contrat de droit
public !
Donc, pour résumer : si l’AVS
ayant débuté avec un CAE ou un CUI de 2 ans, a pu se faire
réembaucher en contrat de droit public, il doit de nouveau cumuler 6
ans de CDD. Il doit donc subir 8 années de CDD pour accéder à ce
précieux CDI. 8 années de précarité, 8 années sans savoir ce
qu’il deviendra l’année suivante, 8 années à galérer pour se
loger, se nourrir, se soigner…
À ce stade, vous imaginez qu’il
en faut de l’amour pour ce métier pour avoir envie de l’exercer
dans ces conditions, n’est-ce pas ?
Ou bien peut-être une paye bien
grasse, ce serait assez motivant, en effet…
Mais là, encore une fois, vous
êtes loin du compte ! Les AVS ou AESH sont payés entre 590 et
830 €, pour 20 à 24 h de travail par semaine, qu’ils soient en
CDD ou en CDI. Ceci étant un temps de travail imposé. Les salariés
et les associations de parents d’enfants en situation de handicap
avaient demandé à l’État de créer un métier d’accompagnant à
temps plein, mais cela n’a pas été pris en compte.
Aujourd’hui, qui peut vivre avec
un salaire qui se situe en-dessous du seuil de pauvreté ? Les
AVS se trouvent souvent obligés de cumuler deux emplois pour vivre
décemment, ou de bénéficier du RSA complémentaire. Cela vous
paraît-il normal ?
Et cela ne s’arrête pas là. Car
en plus de cette précarité, nous subissons de nombreux
dysfonctionnements : retards de plusieurs mois dans le paiement
des salaires, signatures de contrats dans des contextes kafkaïens (à
la rentrée, un très grand nombre d’AVS a dû signer 3 fois le
même contrat), mutations arbitraires, emplois du temps ingérables
(3 enfants à accompagner dans des classes ou des établissements
différents).
Nous ne comprenons et n’acceptons
pas que l’accompagnement des élèves en situation de handicap soit
ainsi bradé.
Nous n’acceptons pas
que ces élèves aient à subir nos déplorables conditions de
travail : ils méritent autant que les autres de bonnes
conditions de scolarisation.
Nous nous battons aujourd’hui
pour obtenir un statut pérenne, une reconnaissance de notre métier
et un salaire digne de ce nom.
Là, dans notre combat, se trouve
l’intolérable réalité de l’accompagnement des élèves en
situation de handicap.
Infos, luttes et témoignages des précaires de l'éducation nationale sur Paris !
jeudi 5 février 2015
Plusieurs journaux
numériques ont publié, le jeudi 11 décembre dernier, un article
intitulé « François
Hollande va
améliorer la scolarisation des élèves handicapés ».
Cette intention louable ne doit cependant pas faire oublier que,
malgré les engagements pris par Benoît Hamon, alors ministre de
l'Éducation nationale, en août 2014, les personnels chargés
d'aider à l'intégration des élèves en situation de handicap en
milieu scolaire ordinaire (AVS et AESH) restent à ce jour condamnés
à une double peine.
À la rentrée de
septembre 2014, la précarité contractuelle reste la règle avec une
immense majorité de contrats renouvelés à l'année, de temps
partiels imposés, mais aussi des baisses des quotités horaires sans
information ni accord des salariées. Aux AESH et AVS indignées d'un
tel traitement, il leur est rétorqué : « Estimez-vous
heureux que votre contrat soit renouvelé ».
Les CDI concernent une infime minorité dont une poignée d’entre
eux à temps plein.
À cette précarité
contractuelle s'ajoute celle salariale qui touche l'ensemble des
AESH. Des salaires, calculés sur la base d'un SMIC, amputés de 10 à
20% de leur montant, un remboursement partiel des frais de
transport, des paies et bulletins de paie trop souvent virées ou
envoyés avec retard dans une période particulièrement chargée en
frais et impôts. En dépit de conséquences graves sur nos vies
personnelles, nous nous sommes heurté.e.s au silence, au mépris et
à l'inertie des services concernés. Tout ces faits sont
inadmissibles.
Compte tenu de
l'ampleur des retards et du nombre d'erreurs dans les montants, il ne
peut s'agir d'un simple dysfonctionnement dans leur procédure ou
d'un enchaînement malencontreux de tâches mal maîtrisées. La
mauvaise volonté affichée, les promesses non tenues, la lenteur des
services nous incitent à penser que les AVS et AESH sont, comme tous
les autres précaires, traités comme les soutiers de l’Éducation
Nationale, subissant de plein fouet aussi bien le mépris de
l'institution que les conséquences des restrictions de moyens
humains et financiers du service public. Ces mauvais
traitements, honteux pour ceux qui les ordonnent,
les appliquent et les cautionnent sont inacceptables. À ce jour, le
ministère qui doit encore de l'argent aux AESH et AVS n'a pas fourni
d'explications ni présenté d'excuses.
Les annonces relatives
à la pérennisation de la fonction d'AESH et à l'organisation d'une
formation adaptée demeurent à ce jour des engagements non tenus. La
précarité persistante aggrave la paupérisation de 65 300 femmes et
hommes qui exercent pourtant un travail essentiel et exigeant. Lassés
du mépris, découragés par une absence de perspectives
professionnelles pour ce qui reste, malgré son importance, un job
d'appoint mal payé obligeant à cumuler d'autres « petits
boulots », certains s'apprêtent à quitter leur fonction.
D'autres ont décidé de se battre pour faire respecter leurs droits
et pour que soit enfin reconnu et valorisé un métier indispensable.
L'amélioration de la
scolarisation des élèves en situation de handicap ne se résume pas
à la vision purement comptable d'un nombre croissant d'élèves
accueillis dans des écoles ordinaires. Elle exige l'arrêt immédiat
de la précarité imposée aux personnels AESH, la création d'un
vrai statut avec un salaire et une formation dignes.
Nous serons donc en
grève le jeudi 12 février 2015, et invitons tous les parents
d’élèves à marquer leur solidarité avec notre lutte et à
nous rejoindre à 13h30 au métro Sèvre-Babylone pour une
manifestation vers le ministère de l’Education Nationale.
Le
Collectif AVS 75-92
contact :
Marie, tél : 06 62 06 57 81 - collectif.avs.media@gmail.com
lundi 2 février 2015
AVS - AESH
Tous et toutes en grève jeudi 12 février 2015
- 8h30, tournée des établissements
rendez-vous devant la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau (métro république)
rendez-vous devant la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau (métro république)
- 13h30, manifestation en direction du ministère de l’éducation nationale, rendez-vous au métro Sèvres – Babylone (lignes 10 et 12)
- 17h30, assemblée générale ouverte à tous les AVS AESH, grévistes et non-grévistes,
pour poursuivre la mobilisation à la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau, salle Eugène Varlin (métro république)
pour poursuivre la mobilisation à la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau, salle Eugène Varlin (métro république)
Le 1er octobre dernier un rassemblement devant le rectorat avait permis d’obtenir la signature des contrats qui ne l’étaient pas et une avance sur salaire pour celles et ceux qui n’avaient pas été payés.
Mardi 25 novembre 2014 nous étions en grève. Nous nous sommes réunis en assemblée générale. Nous avons occupé la MASESH puis manifesté jusqu’au rectorat. Cette journée de grève nationale est une première et nous ne comptons pas nous arrêter là.
Parce que la galère demeure la règle et que la création du statut d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) n’améliore rien (baisse du volume horaire annuel donc du salaire, formations non rémunérées, étalement du calcul de la paie de 36 à 39 semaines). Parce que 60% des contrats signés restent des contrats uniques d’insertion (CUI, de droit privé, payées 20h pour 24h de travail effectif –670 euros/mois !–, renouvelable seulement pour 2 ans maximum).
Parce que l’annonce de la CDIsation n’est que de la poudre aux yeux : cette CDIsation n’offre aucune garantie d’augmentation de salaire, de réelle formation, d’amélioration des conditions de travail. Il faut avoir cumulé 6 ans de contrat AED (et souvent 2 de CUI en plus) et elle ne concerne à l’heure actuelle que 4% des AVS parisien.ne.s. La CDIsation n’a rien à voir avec la titularisation, elle ne fait que pérenniser la précarité au lieu d’une création d’un réel statut.
Parce que, sans statut, nous sommes dans la précarité la plus totale. Que bon nombre d’entre-nous sont confronté.e.s à des difficultés pour se loger, se nourrir, se soigner, payer ses factures et ses titre de transport, etc. De plus, certain.e.s rencontrent des problèmes pour le renouvellement de leur titre de séjour car leurs contrats ne sont jamais signés à temps.
Nous revendiquons :
La titularisation de tou.te.s les AVS en poste, sans condition de concours ni de nationalité.
La possibilité de signer des contrats à temps plein.
La revalorisation de nos salaires : un vrai salaire qui n’oblige pas à cumuler d’autres emplois.
La création d’un statut réel et reconnu des AVS, correspondant aux conditions d’exercices dans la fonction publique, et son inclusion pleine et entière au sein des équipes pédagogiques.
Parce que nous n’avons accès à aucune formation sérieuse ayant une réelle utilité et donnant accès à des équivalences en terme de diplômes. Que les formations nous sont présentées comme « obligatoires » mais ont souvent lieu hors du temps de travail (par exemple le samedi) et ne nous sont pas rémunérées.
Nous revendiquons :
Une formation adaptée et rémunérée, qui aboutirait à l’obtention d’un diplôme d’état de niveau 4.
Parce que nos conditions de travail sont de plus en plus dures : retards (voire absence) de paiement des salaires ou de remboursement de titres de transports, contrats non signés à temps, problèmes de renouvellement, mutations arbitraires, absence complète de légitimité au sein des équipes éducatives, problèmes de pauses, pressions, harcèlement, etc. Nous sommes de plus en plus amenés à prendre en charge les manquements du rectorat qui n’affecte pas le nombre d’AVS suffisant, ceci au détriment des élèves. Tous ces problèmes rythment notre quotidien et il n’y a aucune prise en compte des difficultés que nous rencontrons sur le terrain, seulement du mépris.
Parce que nous n’obtiendrons rien en étant isolé.e.s, chacun.e dans son établissement, mais qu’ensemble, tous et toutes uni.e.s dans la lutte et par la lutte nous pouvons gagner sur ces revendications et améliorer nos conditions de travail.
Parce qu’à l’éducation nationale nous ne sommes pas les seuls dans cette situation. Les contrats précaires se multiplient : assistants d’éducation, assistants pédagogiques, agents, techniciens, administratifs, profs non titulaires, auxiliaire de vie en faveur du personnel...
Ce sont nos luttes qui ont construit nos
droits
Soyons nombreuses et
nombreux en grève
le 12 février
Plusieurs rendez-vous pour faire vivre cette journée de grève:
- 8h30, tournée des établissements
rendez-vous devant la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau (métro république)
rendez-vous devant la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau (métro république)
- 13h30, manifestation en direction du ministère de l’éducation nationale, rendez-vous au métro Sèvres – Babylone (lignes 10 et 12)
- 17h30, assemblée générale ouverte à tous les AVS AESH, grévistes et non-grévistes,
pour poursuivre la mobilisation à la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau, salle Eugène Varlin (métro république)
pour poursuivre la mobilisation à la Bourse du travail, 3 rue du château d’eau, salle Eugène Varlin (métro république)
Cette journée de greve est à l’appel du Collectif AVS 75
collectif.avs75[chez]yahoo.fr - http://collectifavs75.blogspot.fr/ - facebook : collectif-avs-75
Et soutenue par les syndicats CNT éducation et SUD éducation
Communiqué de presse des collectifs du 75 et du 92
Collectif AVS 75 - Collectif AVS 92
Communiqué de presse
Maltraitance institutionnelle : Grève et
manifestation des AVS et AESH, le 12 février 2015
Nous, Auxiliaires de Vie Scolaire (AVS) et Accompagnant.e.s
d’Elèves en Situation de Handicap (AESH) de la région parisienne, appelons à la
grève le 12 février prochain. Nous
dénonçons la situation de précarité inacceptable que nous subissons au sein de
l’éducation nationale. Situation qui reflète les limites des politiques
d’intégration scolaire des enfants en situation de handicap.
Précarité
contractuelle : les temps partiels sont la règle,
60% des contrats de travail sont signés en CUI (Contrait Unique d’Insertion),
limités à 24 mois, sans perspective professionnelle ultérieure. Les autres sont
en CDD pour un an, sans garantie de renouvellement. Il faut attendre 6 à 8 ans
pour espérer signer un CDI, situation qui est celle de seulement 4% des AVS
parisiens.
Précarité
salariale : Même en CDI, notre rémunération, dans
la grande majorité des cas, est inférieure au seuil de pauvreté.
Précarité
professionnelle : non ou mal formé.e.s, nous
sommes souvent marginalisé.e.s et déconsidéré.e.s au sein des équipes
éducatives, certain.e.s d’entre nous subissent des pressions ou des harcèlements.
Une situation qui ne peut que contribuer à rendre plus difficile
l’accompagnement des élèves qui nous sont confié.e.s.
A cela s’ajoutent les dysfonctionnements de
l’administration dans la gestion des cas individuels : retards à la
signature des contrats, retards considérables de paiement, emplois du temps
parfois ubuesques, partagés entre plusieurs établissements.
Nous
revendiquons : Un salaire décent. L’accès à une
formation adaptée, rémunérée, reconnue et qualifiante, correspondant à un
diplôme de niveau 4. La création d’un statut réel et reconnu. La titularisation,
pour ceux qui le souhaitent, des agents en place sans condition de concours ni
de nationalité.
Nous en
appelons au soutien des enseignant.e.s, des parents d’élèves, ainsi que des
associations militant dans le champ du handicap. Comment
croire qu’un réel progrès de la prise en compte des situations de handicap peut
se fonder sur une telle marginalisation des personnels ?
Notre situation est un exemple parmi d’autres de
la précarisation qui traverse l’ensemble de la société, à laquelle la fonction
publique contribue allègrement. Nos revendications s’inscrivent donc dans la
perspective d’une lutte plus large en faveur des droits des travailleurs
précaires.
Les rendez-vous de la journée d’action du 12
février :
8h30
Rendez
vous à la Bourse du Travail pour une tournée des établissements scolaires.
13h30 Manifestation
en direction du ministère de l’éducation nationale, au départ de la station Sèvres-Babylone
Elle est soutenue par les syndicats SUD Education Paris et CNT Syndicat des Travailleurs de l'Education - 75.
Collectif.avs.media@gmail.com
- http://collectifavs75.blogspot.fr
– facebook collectif-avs-75
dimanche 4 janvier 2015
AG des AVS AESH de Paris et banlieue le 7 janvier !

AVS-AESH en lutte contre la précarité :
Assemblée générale des AVS-AESH
Assemblée générale des AVS-AESH
mercredi 7 janvier 2015 de 13h30 à 17h30
à la Bourse du travail !
salle André Tollet - 3 rue de Château d'Eau - M° République
salle André Tollet - 3 rue de Château d'Eau - M° République
Venez nombreux, pour ne pas rester isolé.e.s, discuter ensemble des
difficultés rencontrées au quotidien, envisager des actions à mener pour
les résoudre, et préparer la prochaine journée de grève appelée pour le
12 février.
CE SONT NOS LUTTES
QUI ONT CONSTRUIT NOS DROITS !
Collectif AVS 75 – collectif.avs75@yahoo.fr -
http://collectifavs75.blogspot.fr/ -
Facebook : collectifAVS75
Soutenu par :


lundi 8 décembre 2014
AG des AVS-AESH le 17 décembre !

AVS-AESH en lutte contre la précarité :
Assemblée générale
Assemblée générale
mercredi 17 décembre 2014 à 18h
à la Bourse du travail !
salle Louise Michel - 3 rue de château d'eau - M° République
salle Louise Michel - 3 rue de château d'eau - M° République
Le 1er octobre dernier un rassemblement devant le rectorat avait permis d'obtenir la signature des contrats qui ne l'étaient pas et une avance sur salaire pour celles et ceux qui n'avaient pas été payés !
Mardi 25 novembre 2014 nous étions en grève. Nous nous sommes réunis en assemblée générale. Nous avons occupé la MASESH puis manifesté jusqu'au rectorat. Cette journée de grève nationale est une première et nous ne comptons pas nous arrêter là.
Parce que la galère demeure la règle et que la création du statut d'accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) n'améliore rien (baisse du volume horaire annuel donc du salaire, formations non rémunérées, étalement du calcul de la paie de 36 à 39 semaines). Parce que 60% des contrats signés restent des contrats uniques d’insertion (CUI, de droit privé, payées 20h pour 24h de travail effectif –670 euros/mois !–, renouvelable seulement pour 2 ans maximum)...
Parce que l'annonce de la CDIsation n'est que de la poudre aux yeux : cette CDIsation n'offre aucune garantie d'augmentation de salaire, de réelle formation, d'amélioration des conditions de travail. Il faut avoir cumulé 6 ans de contrat AED (et souvent 2 de CUI en plus) et elle ne concerne à l'heure actuelle que 4% des AVS parisien.ne.s. La CDIsation n'a rien à voir avec la titularisation, elle ne fait que pérenniser la précarité au lieu d'une création d'un réel statut...
Parce que, sans statut, nous sommes dans la précarité la plus totale. Que bon nombre d'entre-nous sont confronté.e.s à des difficultés pour se loger, se nourrir, se soigner, payer ses factures et ses titre de transport, etc. De plus, certain.e.s rencontrent des problèmes pour le renouvellement de leur titre de séjour car leurs contrats ne sont jamais signés à temps...
Nous revendiquons :
- La titularisation de tou.te.s les AVS en poste, sans condition de concours ni de nationalité.
Parce que la galère demeure la règle et que la création du statut d'accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) n'améliore rien (baisse du volume horaire annuel donc du salaire, formations non rémunérées, étalement du calcul de la paie de 36 à 39 semaines). Parce que 60% des contrats signés restent des contrats uniques d’insertion (CUI, de droit privé, payées 20h pour 24h de travail effectif –670 euros/mois !–, renouvelable seulement pour 2 ans maximum)...
Parce que l'annonce de la CDIsation n'est que de la poudre aux yeux : cette CDIsation n'offre aucune garantie d'augmentation de salaire, de réelle formation, d'amélioration des conditions de travail. Il faut avoir cumulé 6 ans de contrat AED (et souvent 2 de CUI en plus) et elle ne concerne à l'heure actuelle que 4% des AVS parisien.ne.s. La CDIsation n'a rien à voir avec la titularisation, elle ne fait que pérenniser la précarité au lieu d'une création d'un réel statut...
Parce que, sans statut, nous sommes dans la précarité la plus totale. Que bon nombre d'entre-nous sont confronté.e.s à des difficultés pour se loger, se nourrir, se soigner, payer ses factures et ses titre de transport, etc. De plus, certain.e.s rencontrent des problèmes pour le renouvellement de leur titre de séjour car leurs contrats ne sont jamais signés à temps...
Nous revendiquons :
- La titularisation de tou.te.s les AVS en poste, sans condition de concours ni de nationalité.
- La possibilité de signer des contrats à temps plein.
- La revalorisation de nos salaires : un vrai salaire qui n’oblige pas à cumuler d’autres emplois.
- La création d’un statut réel et reconnu des AVS, correspondant aux conditions d’exercices dans la fonction publique, et son inclusion pleine et entière au sein des équipes pédagogiques.
Parce que nous n'avons accès à aucune formation sérieuse ayant une réelle utilité et donnant accès à des équivalences en terme de diplômes. Que les formations nous sont présentées comme « obligatoires » mais ont souvent lieu hors du temps de travail (par exemple le samedi) et ne nous sont pas rémunérées, nous revendiquons :
- Une formation adaptée et rémunérée, qui aboutirait à l'obtention d'un diplôme d'état de niveau 4.
Parce que nos conditions de travail sont de plus en plus dures : retards (voire absence) de paiement des salaires ou de remboursement de titres de transports, contrats non signés à temps, problèmes de renouvellement, mutations arbitraires, absence complète de légitimité au sein des équipes éducatives, problèmes de pauses, pressions, harcèlement, etc. Nous sommes de plus en plus amenés à prendre en charge les manquements du rectorat qui n'affecte pas le nombre d'AVS suffisant, ceci au détriment des élèves. Tous ces problèmes rythment notre quotidien et il n'y a aucune prise en compte des difficultés que nous rencontrons sur le terrain, seulement du mépris.
Parce que nous n'obtiendrons rien en étant isolé.e.s, chacun.e dans son établissement, mais qu'ensemble, tous et toutes uni.e.s dans la lutte et par la lutte nous pouvons gagner sur ces revendications et améliorer nos conditions de travail...
Parce qu'à l'éducation nationale nous ne sommes pas les seuls dans cette situation : les contrats précaires se multiplient : assistants d'éducation, assistants pédagogiques, agents, techniciens, administratifs, profs non titulaires, auxiliaire de vie en faveur du personnel...
Pour continuer d'élaborer nos revendications, pour rompre l'isolement dans lequel nous sommes toutes et tous et pour préparer de nouvelles actions, nous appelons les AVS-AESH à une nouvelle Assemblée générale,
- La revalorisation de nos salaires : un vrai salaire qui n’oblige pas à cumuler d’autres emplois.
- La création d’un statut réel et reconnu des AVS, correspondant aux conditions d’exercices dans la fonction publique, et son inclusion pleine et entière au sein des équipes pédagogiques.
Parce que nous n'avons accès à aucune formation sérieuse ayant une réelle utilité et donnant accès à des équivalences en terme de diplômes. Que les formations nous sont présentées comme « obligatoires » mais ont souvent lieu hors du temps de travail (par exemple le samedi) et ne nous sont pas rémunérées, nous revendiquons :
- Une formation adaptée et rémunérée, qui aboutirait à l'obtention d'un diplôme d'état de niveau 4.
Parce que nos conditions de travail sont de plus en plus dures : retards (voire absence) de paiement des salaires ou de remboursement de titres de transports, contrats non signés à temps, problèmes de renouvellement, mutations arbitraires, absence complète de légitimité au sein des équipes éducatives, problèmes de pauses, pressions, harcèlement, etc. Nous sommes de plus en plus amenés à prendre en charge les manquements du rectorat qui n'affecte pas le nombre d'AVS suffisant, ceci au détriment des élèves. Tous ces problèmes rythment notre quotidien et il n'y a aucune prise en compte des difficultés que nous rencontrons sur le terrain, seulement du mépris.
Parce que nous n'obtiendrons rien en étant isolé.e.s, chacun.e dans son établissement, mais qu'ensemble, tous et toutes uni.e.s dans la lutte et par la lutte nous pouvons gagner sur ces revendications et améliorer nos conditions de travail...
Parce qu'à l'éducation nationale nous ne sommes pas les seuls dans cette situation : les contrats précaires se multiplient : assistants d'éducation, assistants pédagogiques, agents, techniciens, administratifs, profs non titulaires, auxiliaire de vie en faveur du personnel...
Pour continuer d'élaborer nos revendications, pour rompre l'isolement dans lequel nous sommes toutes et tous et pour préparer de nouvelles actions, nous appelons les AVS-AESH à une nouvelle Assemblée générale,
Mercredi 17 décembre 2014 à 18h
à la Bourse du travail (salle Louise Michel)
3 rue de Château d'Eau
M° République
à la Bourse du travail (salle Louise Michel)
3 rue de Château d'Eau
M° République
CE SONT NOS LUTTES
QUI ONT CONSTRUIT NOS DROITS !
Collectif AVS 75 – collectif.avs75@yahoo.fr -
http://collectifavs75.blogspot.fr/ -
Facebook : collectifAVS75
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